Un des éléments controversés de l’aquariophilie récifale est la présence ou non de substrat au fond de l’aquarium.
Le processus de décomposition des algues et l’excrétion des animaux (coraux et poissons) amènent à l’accumulation de déchets sous forme de sédiments. Ces sédiments, s’ils sont mis en suspension dans la colonne d’eau, peuvent être partiellement éliminés par l’écumeur. (Je vous ferai un post aussi a propos de ce maudit écumeur, plus tard.) Les bactéries aérobies des pierres vivantes les transforment en nitrates, et les bactéries anaérobies en azote gazeux, bouclant ainsi le cycle de l’azote.
Mais il en reste encore plein sur le sol, particulièrement en phase de démarrage. Je vous ai raconté précédemment mes efforts pour les siphonner. Pour faciliter cette opération, les tenants de la méthode Berlinoise (épuration de l’eau pas écumeur et pierre vivantes) préconisent de ne pas mettre de substrats. C’est la méthode du « bare bottom » particulièrement en vogue outre atlantique.
Mais franchement, entre nous, c’est moche sans sable.
Une autre méthode d’épuration préconise le Deep Sand Bad (DSB) pour que les bactéries anaérobies prolifèrent dasn les couches profonde du substrat. Il est évident que chez nous, nous n’allons pas mettre un fond de 10 cm de sable, ca ne fonctionnera pas.
Pour des raisons esthétiques, j’ai envie de sable au fond de l’aquaDoj. Ce qui va m’exposer au risque du « old tank syndrom » qui amène une détérioration des paramètres du bac sous l’action cumulée de l’accumulation de sédiments dans le sable et de la réduction des interventions de maintenances dues à la diminution de la passion de l’aquariophile.
Afin d’éviter cet écueil, nous sommes équipés d’un aspirateur filtreur pour le sable, et nous allons introduire une forte équipe de nettoyeurs vivants pour celui ci.
La décision est donc prise, nous allons acheter du sable. Profitant sans scrupules de la gentillesse sans borne de mes amis, nous nous faisons transporter, la Fille et moi, jusqu’au poissonnier local pour trouver le susdit sable.
Là nous en profitons pour faire une reconnaissance sur les poissons et coraux, et établir un projet de peuplement. Nous nous emparons ensuite de deux paquets de sable vivants de différente granulométrie. (Et oui, la taille compte !)
Sable Vivant car plein de spores de bactéries, qui doivent participer à l’épuration des saloperies du bac. Entre autres effets bénéfiques du sable, on peut s’attendre a une stabilisation du Ph et du KH (qui a tendance à baisser depuis l’introduction des pierres vivantes), et une augmentation du Calcium aussi.
La mise en place du sable n’est pas complexe, mais assez inquiétante, car malgré les précautions prise pour protéger les pierres, en raison de la finesse de certaines particules, le bac devient blanc opaque.
Et lorsque celui-ci commence à s’éclaircir, on aperçoit un décor digne des sports d’hiver, avec des pierres et algues toutes blanches. Et pendant ce temps là, l’écumeur s’emballe sortant des litres d’écume épaisse et blanche.
Un bon coup de nettoyage sera nécessaire, pour redonner une apparence correcte à l’aquaDoj.
Mais une fois celui-ci fait, et après une nuit où les stomatella ont du donner le meilleur d’elles même, le bac est métamorphosé. Je suis particulièrement satisfait du résultat, qui change complètement le bac, donnant beaucoup plus l’impression d’avoir un vrai bout de récif.
Qu’en pensez-vous ?
mercredi 24 mars 2010
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